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Agent commercial alimentaire : le métier clef de la distribution alimentaire 🥫🛒
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5min

Agent commercial alimentaire : le métier clef de la distribution alimentaire 🥫🛒

Image d'un étale de fruit pour illustrer notre article sur les agents commerciaux alimentaire.
Écrit par
Gildas de la Monneraye
Gildas de la Monneraye
Publié le
27.11.2025

📌 L’essentiel à retenir

  • Les agents commerciaux alimentaires sont partout mais restent souvent invisibles : derrière chaque nouveau produit référencé en GMS, chaque box promo en tête de gondole et chaque gamme qui progresse en épicerie ou en CHR, il y a très souvent un agent indépendant qui pilote le terrain.
  • Chez Karavane, notre plus grande communauté d’agents évolue dans la grande distribution alimentaire, le circuit traditionnel et les grossistes, ce qui nous donne une vision très concrète de ce métier.
  • Cet article a pour objectif de poser à plat la réalité du métier d’agent commercial alimentaire : exemples concrets, chiffres, repères pratiques pour les marques comme pour les agents.
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1. C’est quoi un agent commercial alimentaire, concrètement ?

Un agent commercial alimentaire est un intermédiaire indépendant (inscrit au RSAC) qui représente une ou plusieurs marques de produits alimentaires, en échange de commissions sur les ventes. Il ne travaille pas au salaire, mais au pourcentage du chiffre d’affaires qu’il génère pour ses mandants.

Dans l’alimentaire, il intervient principalement sur :

  • la GMS (hypermarchés, supermarchés, proxi),
  • le circuit traditionnel (épiceries de quartier, épiceries fines, cavistes, commerces indépendants),
  • les grossistes et cash & carry,
  • le CHR / RHD (cafés, hôtels, restaurants, restauration collective).

Son rôle :

  • ouvrir des comptes et référencer les produits,
  • négocier les conditions commerciales (prix, remises, franco, animations),
  • suivre les chefs de rayon / directeurs de magasin,
  • pousser les box, têtes de gondole, opérations promo,
  • remonter les infos terrain à la marque (ruptures, concurrence, prix, merchandising).

Il n’achète pas la marchandise pour la revendre (il n’est pas grossiste) : il met en relation la marque et le client final, et touche une commission sur les ventes conclues grâce à son travail.

👉 Retrouvez notre guide complet sur le métier d'agent commercial indépendant

2. Les grandes spécialités de l’agent commercial alimentaire

L’alimentaire est un univers d’ultra-spécialisation. Beaucoup d’agents se structurent par rayon ou famille de produits :

  • Épicerie sèche : biscuits, snacking, épicerie sucrée/salée, produits du monde…
  • Liquides : boissons non alcoolisées, jus, softs, eaux, bières, vins & spiritueux.
  • Frais LS : traiteur, charcuterie libre-service, produits laitiers, snacking frais.
  • Frais traditionnel : coupe, fromagerie, boucherie, marée, boulangerie-pâtisserie.
  • Surgelés : glaces, surgelés salés, snacking, produits de la mer.
  • Bio / vrac / circuits engagés : vrac bio, MDD engagées, marques responsables.

Un même agent peut :

  • se concentrer sur un rayon (ex : liquides uniquement),
  • ou travailler plusieurs familles complémentaires (ex : épicerie sucrée + snacking + boissons sur le même réseau).

Côté clients, un agent alimentaire peut couvrir :

  • Grandes enseignes GSA (GMS) : hyper, super, proxi, drive ;
  • Circuit traditionnel : épiceries fines, épiceries de quartier, cavistes, magasins bio indépendants ;
  • CHR / RHD : restaurants, hôtels, bars, cafés, boulangers, etc.
  • Grossistes & cash : grossistes régionaux, plateformes spécialisées.

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3. Combien gagne un agent commercial alimentaire ? (commissions & revenus)

Un agent commercial alimentaire n’a pas de fixe : sa rémunération repose exclusivement sur les commissions. Le pourcentage dépend du type de réseau, des marges et de la technicité de l’offre.

Les grandes fourchettes observées :

  • GMS alimentaire : souvent 5–10 % du CA HT ;
  • Circuit traditionnel / épiceries / CHR : plutôt 10–15 % ;
  • Réseaux très techniques / premium (bio engagé, circuits spécialisés) : parfois plus, mais sur des volumes plus faibles.

Dans la pratique, un agent alimentaire expérimenté, bien implanté dans sa région, peut :

  • générer plusieurs centaines de milliers d’euros de CA pour ses mandants,
  • atteindre quelques milliers d’euros de commissions mensuelles,
  • voire bien davantage pour ceux qui gèrent une agence structurée multi-agents.

👉 Retrouvez notre étude complète sur le salaire de l'agent commercial indépendant

👉 Retrouvez d'autres ressources sur les spécificités du métier d'agent commercial

:

💡 Important : en alimentaire, on distingue souvent :

  • Commissions sur le direct magasin : plus élevées (par ex. 8–15 %), mais plus de travail d’implantation, de prise de commande, de relances.
  • Commissions sur les ventes via entrepôt / centrale : plus basses (par ex. 5–8 %), mais sur des volumes plus importants, avec une logistique gérée par le mandant ou la centrale.

4. Combien de mandats et de points de vente pour un agent alimentaire ?

Un agent commercial alimentaire est multicartes : il représente plusieurs marques (“cartes”), idéalement :

  • 1 carte locomotive (gros volume, présence forte en rayon),
  • 3–5 cartes complémentaires par univers (épicerie, frais, boissons…),
  • parfois davantage lorsqu’il dirige une agence structurée avec plusieurs agents salariés ou sous-mandataires.

Le nombre de points de vente suivis varie énormément, mais sur les postes de chef de secteur GMS, on voit souvent des portefeuilles de 150–200 magasins multi-enseignes pour une seule personne.

En alimentaire, un agent peut donc :

  • gérer 100 à 300 points de vente sur sa zone,
  • avec des fréquences de visite variables (mensuelle, bimestrielle, trimestrielle),
  • et des priorités : top magasins à suivre de près, fond de parc maintenu à distance.

5. Le quotidien d’un agent commercial alimentaire : terrain, négos et reporting

Le quotidien ressemble beaucoup à celui d’un chef de secteur GMS… mais en indépendant :

  • 3 à 5 visites de points de vente par jour en moyenne (selon tournées, distances, actions prévues),
  • préparation des tournées (plans de route, priorisation des enseignes),
  • rendez-vous avec les chefs de rayon, directeurs de magasin, acheteurs grossistes,
  • mise en place de promotions, d’animations, de box, de TG,
  • relevés de linéaire, photos, suivi des ruptures, des prix, des implantations,
  • reporting aux mandants (ventes, actions réalisées, besoins merchandising).

La relation humaine est centrale : le lien avec le chef de rayon (fiabilité, transparence, réactivité) fait souvent la différence entre une marque “qui tourne” et une marque qui disparaît du rayon.

👉 Retrouvez notre article complet sur le quotidien d'un agent commercial

6. Outils utilisés : CRM terrain, prise de commande & data

Les agents alimentaires se professionnalisent fortement sur la partie outils :

  • CRM terrain / SFA (Sidely, Order1, etc.) : pour planifier les tournées, suivre les visites, remonter les commandes et les relevés de linéaire.
  • Solutions de traitement des commandes comme Deestree : pour automatiser les flux de bons de commande clients (PDF, emails, portails…) vers l’ERP du mandant.
  • Tableurs & data maison : suivi du sell-in, DN, PDM, historiques promo, tracking des objectifs par enseigne.

Les agents les plus performants fonctionnent de plus en plus comme de vraies mini-structures commerciales, avec des process et une data aussi propres qu’une force de vente interne.

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👉 Retrouvez notre article complet sur les outils de l'agent commercial indépendant

7. Contexte actuel de la distribution alimentaire : pression, inflation et linéaires sous tension

Depuis plusieurs années, l’alimentaire est pris en étau entre :

  • inflation et baisse de pouvoir d’achat,
  • réduction des linéaires et arbitrages sévères des enseignes,
  • complexification des négociations commerciales (lois EGalim, encadrement des promos, dates butoir).

Résultat : les agents alimentaires évoluent dans un environnement où :

  • chaque mètre linéaire est discuté,
  • les box et mises en avant sont clé pour exister,
  • le recours à des forces de vente internalisées ou externalisées se combine parfois avec des réseaux d’agents indépendants pour gagner en couverture terrain.

Dans ce contexte, l’agent alimentaire reste un maillon ultra-agile : il permet à des PME ou ETI de se battre à armes égales (ou presque) avec les grands groupes, en s’appuyant sur des réseaux locaux très installés.

8. Se lancer comme agent commercial alimentaire : parcours, options et rachat de cartes

Un background très terrain

Beaucoup d’agents alimentaires viennent de :

  • postes de chef de secteur GMS,
  • fonctions compte-clé régional / directeur régional,
  • ou de la force de vente interne d’industriels agroalimentaires.

Ils connaissent déjà :

  • les enseignes, les centrales, les chefs de rayon,
  • les mécaniques promo et les temps forts,
  • les outils de reporting et le travail en merchandising.

Deux grandes options pour se lancer

  1. Partir de zéro
    • Créer son statut (micro, EI, SASU, etc.),
    • décrocher ses premiers mandats (salons, réseau, plateformes comme Karavane),
    • construire progressivement son portefeuille.
  2. Racheter une carte / un portefeuille
    • Racheter tout ou partie d’un portefeuille existant,
    • récupérer la relation client et les volumes existants.
    • Le prix de rachat se calcule souvent sur une base de plusieurs mois à un an de commissions en fonction de la solidité du portefeuille et des perspectives – mais c’est 100 % négocié au cas par cas.

👉 Retrouver tous nos conseils sur quel statut choisir pour devenir agent commercial indépendant

9. Exemple inspirant : Un Air d’Ici / Juste Bio, la puissance d’un réseau terrain

Pour illustrer le côté vertueux du statut d’agent dans l’alimentaire, on peut regarder la trajectoire d’Un Air d’Ici - Manger Juste, PME familiale basée à Carpentras, créatrice de la marque Juste Bio.

Quelques faits marquants :

  • entreprise fondée et dirigée par Franck Bonfils, spécialiste des fruits secs depuis plus de 20 ans ;
  • leader du vrac bio de fruits secs, graines et céréales en grande distribution, avec plus de 5 000 points de vente équipés ;
  • CA de plusieurs dizaines de millions d’euros, une usine “zéro déchet plastique” et des ambitions de leadership sur le segment des fruits secs à horizon 2028.

Derrière cette success story, on retrouve :

  • une force de vente terrain étoffée,
  • des équipes internes mais aussi des partenaires commerciaux locaux qui font vivre la marque au quotidien dans les magasins,
  • la capacité à coupler un projet industriel et RSE fort avec une présence très dense sur le terrain.

L’exemple d’Un Air d’Ici montre bien que, dans l’alimentaire, le modèle “marque agile + réseau d’agents bien implantés” est extrêmement puissant pour conquérir la GMS et le circuit trad.

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